Le ballet romantique, Дачева М.pptx
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Le ballet romantique Дачева Мария, 3 курс
Le contexte historique Tous les artistes rêvent d'un art révolutionnaire débarrassé des démons de l'Ancien Régime, d'un nouveau souffle, lyrique, exotique, féerique, sensuel. Dans une nouvelle société industrielle, où le travail et la rentabilité devenaient des valeurs dominantes, le ballet devait offrir un espace d’évasion qui semblait échapper au monde bourgeois et matérialiste ambiant, mais que ce même monde contrôlait. La période du ballet romantique dure une trentaine d'années, de 1815 à 1845 -1850.
Les changements principaux La scène n’est plus un espace clos, mesuré et centralisé, mais une ouverture. On abandonne la relation privilégiée au texte, à la narration Le ballet romantique présente le monde imaginaire des contes traditionnels, de la mythologie nordique peuplée d'elfes, d'ondines, de trolls. . . On touche les thèmes de l’au-delà et de la mort avec des intrigues suspendues dans des temps et des espaces incertains qui échappent au réel; en cela, le ballet se rapproche des féeries, plus populaires.
Le contenu Deux univers s’opposent: le monde supposé quotidien, social, diurne, du premier acte et un autre monde imaginaire, surnaturel, nocturne, celui de «l’acte blanc» L’autre monde est surdéterminé par ses connotations féminines, il est situé dans une nature idéalisée et mystérieuse: forêt, clairière, lac, océan, rêve, …, images d’un inconscient romantique. L’intrigue repose sur la fascination exercée par le second monde, sur la tentation, le danger, et finalement l’échec de la transgression. Les personnages sont jeunes (sauf quelques mères et sorcières).
La féminisation Le ballet se transforme en un univers féminin, incompatible avec la masculinité. C'est le règne de la danseuse pâle et éthérée, incarnant la nostalgie et le spleen, habillée de mousseline vaporeuse et couronnée de fleurs des champs. Le danseur est réduit au rôle de «porteur» , mettant en valeur la grâce et la délicatesse de sa partenaire. Le «monstre» (homme) est «répugnant» , « dégoûte le public » , répètent les critiques. La grâce, l’élégance et la beauté ne peuvent plus siéger dans un corps d’homme. Les rôles masculins deviennent rares et bien moins riches que les rôles féminins.
La chorégraphie On voit de l’expressivité singulière du corps au travers du mouvement, et non plus au travers des costumes et des accessoires. Les suspensions multiplient des équilibres frôlant le déséquilibre et l’instabilité. Enchaînements et pirouettes se terminaient souvent en équilibre sur une jambe, en attitude ou en arabesque. Les bras, le tronc et les jeux de jambes avec des larges traversées, diagonales, grands sauts, manèges prennent de plus en plus d’importance. On ne vient plus admirer les danseurs pour les imiter dans les bals (ce qui était encore le cas sous la Restauration), mais uniquement pour regarder. La séparation entre la danse scénique et la danse sociale est terminée
Machineries, accessoires et costumes Des personnages apparaissent et disparaissent par des trappes, tandis que les esprits aériens tournoient dans les cintres. Le gaz présente des possibilités exceptionnelles : éclairer des espaces plus vastes, faire varier les intensités, et permettre des ambiances froides et nocturnes, en projetant la lumière sur des étoffes pâles. Les réflecteurs des astro-lampes Locatelli diffusent une lumière plus proche du réel, et, placées dans des boîtes sous les cintres, elles produisent l’effet du clair de lune.
Scène tirée de l’acte I de La Péri originelle représentant la fameuse “cascade” du Pas du songe : Carlotta Grisi, la Péri, tombe dans les bras de Lucien Petipa, qui interprète le rôle d’Achmet.
La lumière électrique donne au décor une puissance d’effet incroyable et l’illusion devient complète La simplification du costume donne aux danseuses de nouvelles possibilités, notamment de sauts, de grandes traversées. On voit une passion pour le blanc et les teintes pastel car les subtilités de l’éclairage au gaz prennent toutes leur dimension sur des étoffes claires Le ballet romantique se caractérise par l’utilisation des pointes, réservées aux femmes. La première version du « tutu long » : une tunique s'arrêtant à mi-mollet légèrement gonflante
Les examples La Sylphide, 1832 Giselle, 1841 La Péri, 1843 Pas de Quatre, 1845 Coppélia ou la fille aux yeux d’émail, 1870 http: //www. youtube. com/watch? v=l 7 xkcl 0 I 6 z. A http: //www. youtube. com/watch? v=Gcoa. MHc_tf. Q
Marie Taglioni 23 avril 1804 à Stockholm - 22 avril 1884 à Marseille Elle est considérée comme la première grande ballerine romantique. En 1832, elle avec son père chorégraphe crée à l'Opéra le ballet La Sylphide où apparaissent à la fois le tutu romantique et la technique des pointes sans effort apparent. Taglioni a laissé à la postérité une parfaite maîtrise de l'art des pointes, une technique aérienne et une personnification de la plus pure période romantique. Élégante et raffinée, elle fut à la fois technicienne virtuose et mime subtile, tantôt pathétique et tantôt vive, mais toujours expressive.
Carlotta Grisi 28 Juin 1819 à Visinada – 20 Mai 1899 à Saint. Jean (Genève) L'élève, la partenaire, puis la femme du célèbre danseur Jules Perrot Le 28 juin 1841, elle interprète le rôle de Giselle, sur un livret de Théophile Gautier, qui après écrit La Péri et essaie de réitérer le succès de Giselle et Grisi Carlotta Grisi quitte l'Opéra de Paris en 1849 et danse sur les plus grandes scènes d'Europe: Londres, Varsovie, Saint Pétersbourg. . . où elle connaît un grand succès. A trente-quatre ans, alors qu'elle est au sommet de sa gloire elle se retire de la scène et vit pendant 43 ans une retraite riche et cultivée dans sa villa.
Jules Perrot 18 août 1810 à Lyon - 24 août 1892 à Paramé. Il est considéré comme un brillant interprète et un chorégraphe inventif, un danseur à la fois acrobatique et élégant. Partenaire de Marie Taglioni, il connut son premier triomphe en 1831 dans Flore et Zéphire de Didelot. Souvent en conflit avec l'administration de l'Opéra de Paris, il préfère poursuivre sa carrière à l'étranger: à Londres (1842 -1848) où il fut maître de ballet au Her Majesty's Theatre, à la Scala de Milan (1847 -1848) et à Saint-Pétersbourg (1848 -1859) où il fut maître de ballet des théâtres impériaux, notamment au théâtre Bolchoï.
Il acquiert la célébrité par son élévation, son élégance et son sens dramatique. Il excelle dans l'art de régler les mouvements d'ensemble d'un corps de ballet qui, avec lui, acquiert la valeur que nous lui connaissons actuellement. Il impose pour la première fois la reconnaissance juridique d'une chorégraphie comme œuvre d'art. Edgar Degas, La Classe de danse (1874) sous la direction de Jules Perrot.
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