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Day Créations réflexives 2011 Défilement manuel Day Créations réflexives 2011 Défilement manuel

 «La grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu, chaque jour, dans «La grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu, chaque jour, dans le même visage. C’est plus grand que tous les voyages autour du monde. » Alberto Giacometti Cette série de diaporamas, que j’ai intitulée «Visages» , ne se veut pas une expérience biographique. Les limites imposées par un diaporama ne permettent pas, d’ailleurs, de présenter des biographies au sens traditionnel. «Visages» montre tantôt des figures publiques bien connues, tantôt des personnalités plus effacées et plus obscures. Mais derrière chacun de ces visages, il peut arriver qu’il se cache quelqu’un d’étonnant. Si «Visages» a bien sûr pour objectif d’informer, il a donc surtout pour but de surprendre. Car, comme l’écrit Yvon Deneault, «L’être humain a deux visages : celui qu’il nous montre et celui qu’il a vraiment. » Ce premier diaporama de la série pourrait susciter la réflexion suivante : derrière le visage d’une personne fabuleusement riche, le bonheur se cache-t-il toujours? R. Day

Visages Visages

Huguette Marcelle Clark est décédée le matin du 24 mai 2011 au Beth Israel Huguette Marcelle Clark est décédée le matin du 24 mai 2011 au Beth Israel Medical Center de New York. Née à Paris le 9 juin 1906, elle était à deux semaines seulement de son 105 e anniversaire de naissance. Certes, l’expectative de vie en Amérique s’est considérablement accrue au fil du temps. Mais il n’en demeure pas moins que 105 ans constitue un âge que n’atteignent pas la plupart des gens. Si une telle longévité place Huguette Marcelle Clark dans une catégorie un peu spéciale, ce n’est pourtant pas ce qui la démarque le plus de ses compatriotes. Voici l’histoire mystérieuse de la femme la plus secrète des États-Unis.

L’homme à droite sur cette photo datant de 1863 est William Andrews Clark, le L’homme à droite sur cette photo datant de 1863 est William Andrews Clark, le père d’Huguette Marcelle. Malgré ses débuts modestes comme prospecteur, il avait su profiter des possibilités offertes par la ruée vers l’or pour finalement se bâtir une fortune. Et toute une fortune! Surnommé le «roi du cuivre» , il possédait des banques, des chemins de fer, des journaux; ses investissements touchaient des secteurs aussi variés que le sucre, le thé, le bois, l’immobilier. Au tournant du 20 e siècle, le New York Times le considérait comme l’homme le plus riche des États-Unis, avec John D. Rockefeller. Tellement riche qu’il s’était même acheté un siège au Sénat des États. Unis de 1901 à 1907 pour représenter le Montana.

La première épouse de William A. Clark était décédée en 1893, lui laissant quatre La première épouse de William A. Clark était décédée en 1893, lui laissant quatre jeunes enfants : deux garçons et deux filles. En 1904, alors qu’il représentait le Montana au Sénat américain, Clark annonça à ses collègues du milieu des affaires et du monde politique qu’il avait épousé secrètement à Paris, en 1901, Anna Eugenia La Chapelle et qu’ils avaient une petite fille de deux ans prénommée Andrée, née en Espagne en 1902. Clark avait 62 ans au moment de son mariage alors que son épouse n’en avait que 23. Aucune preuve écrite de la date de ce mariage n’a jamais été trouvée.

Sur cette photo de 1905, le sénateur William Andrews Clark s’adresse à une foule Sur cette photo de 1905, le sénateur William Andrews Clark s’adresse à une foule rassemblée à Las Vegas à partir d’un wagon Pullman, qui lui appartenait.

Clark devait surtout son immense fortune à sa mine de cuivre United Verde, située Clark devait surtout son immense fortune à sa mine de cuivre United Verde, située à Jerome (Arizona). On rapporte que cette mine générait chaque mois des profits de 400 000 $ (ou 10 millions $ mensuellement en dollars d’aujourd’hui).

Durant sa vie, William Andrews Clark ne semble pas avoir eu une très bonne Durant sa vie, William Andrews Clark ne semble pas avoir eu une très bonne réputation. Peu généreux envers les œuvres caritatives (comparé aux autres grands fortunés de son époque), il ne s’est guère mérité les éloges de certains de ses contemporains. De fait, on le considérait comme un aventurier sans scrupules et toute sa vie il traîna une réputation d’exploiteur et de pollueur. Son plus grand détracteur fut probablement le célèbre écrivain Mark Twain qui affirmait : «He is as rotten a human being as can be found anywhere under the flag; he is a shame to the American nation, and no one has helped to send him to the Senate who did not know that his proper place was the penitentiary, with a chain and ball on his legs. » L’écrivain Mark Twain «Il est un individu pourri comme on peut en trouver partout sous notre drapeau; il est une honte pour l’Amérique. Et tous ceux qui l’ont aidé à se rendre au Sénat n’ignoraient pas que sa véritable place était dans un pénitencier, avec chaines et boulet aux pieds. »

William Andrews Clark (73 ans), son épouse Anna Eugenia La Chapelle (34 ans) et William Andrews Clark (73 ans), son épouse Anna Eugenia La Chapelle (34 ans) et leur fille aînée Andrée (9 ans), photographiés en 1912 lors d’une parade à New York.

Deuxième enfant du couple Clark-La Chapelle, Huguette Marcelle naquit à Paris le 9 juin Deuxième enfant du couple Clark-La Chapelle, Huguette Marcelle naquit à Paris le 9 juin 1906. Elle est photographiée ici en 1910 (donc âgée de quatre ans), tenant une poupée de porcelaine, dont elle allait amasser une impressionnante collection tout au long de sa vie. Cette collection de rares poupées françaises et japonaises, avec leur vêtements, serait évaluée aujourd’hui à plusieurs millions de dollars.

La petite Huguette Marcelle faisant de l’équitation. Cette photo non datée fut prise en La petite Huguette Marcelle faisant de l’équitation. Cette photo non datée fut prise en France.

En 1910, William A. Clark s’installe avec son épouse et ses deux filles dans En 1910, William A. Clark s’installe avec son épouse et ses deux filles dans un édifice situé sur la 5 e Avenue, à New York.

Cette résidence, surnommée «Beaux Arts House» , comprenait 121 pièces, quatre galeries consacrées aux Cette résidence, surnommée «Beaux Arts House» , comprenait 121 pièces, quatre galeries consacrées aux œuvres d’art collectionnées par Clark, un bain turc et une rotonde de 11 mètres de hauteur. Elle était évaluée alors à 7 millions $.

Une des 121 pièces de la résidence des Clark, sur la 5 e Avenue. Une des 121 pièces de la résidence des Clark, sur la 5 e Avenue.

Une des quatre galeries accueillant la collection de tableaux de Clark. Une des quatre galeries accueillant la collection de tableaux de Clark.

La pièce dite «Le salon doré» de la résidence des Clark, sur la 5 La pièce dite «Le salon doré» de la résidence des Clark, sur la 5 e Avenue.

William Andrews Clark photographié en 1917 avec sa fille Andrée (à gauche) âgée de William Andrews Clark photographié en 1917 avec sa fille Andrée (à gauche) âgée de 15 ans et sa fille Huguette Marcelle (à droite) âgée de 11 ans. Le père avait alors 78 ans.

Le 6 août 1919, tout juste âgée de 16 ans, Andrée, l’aînée de la Le 6 août 1919, tout juste âgée de 16 ans, Andrée, l’aînée de la famille, succombait à la méningite. Vers la fin des années 1920, Huguette Marcelle Clark allait contribuer financièrement à la création du «Andrée Clark Bird Refuge» à Santa Barbara (Californie), pour honorer la mémoire de sa sœur aînée.

Huguette Marcelle Clark, photographiée vers 1920. Huguette Marcelle Clark, photographiée vers 1920.

Huguette Marcelle Clark (1 re rangée, 2 e à partir de la gauche) photographiée Huguette Marcelle Clark (1 re rangée, 2 e à partir de la gauche) photographiée en 1925 avec ses compagnes de la Miss Spence School. C’est cette année-là que son père décédait à l’âge de 86 ans.

À son décès en 1925, William A. Clark laissait une fortune évaluée à 300 À son décès en 1925, William A. Clark laissait une fortune évaluée à 300 millions $ (3, 6 milliards $ en dollars d’aujourd’hui). Huguette reçut une allocation mensuelle de 7 500 $ (ou 1, 2 millions $ annuellement en dollars de 2011). Le jour de ses 21 ans, elle hérita du 1/5 de la fortune colossale de son père. Décrite à l’époque comme une musicienne et une artiste, elle avait exposé sept de ses tableaux à la Corcoran Gallery of Art de Washington en 1929. Cette manifestation publique allait s’avérer l’une des dernières de l’existence de cette femme qualifiée d’excessivement timide par ceux qui l’ont connue.

En 1928, Huguette Marcelle, alors âgée de 22 ans, épousa William Mac. Donald Gower En 1928, Huguette Marcelle, alors âgée de 22 ans, épousa William Mac. Donald Gower – un étudiant en droit peu fortuné dont le père avait été un employé de la famille Clark. L’union ne dura que deux ans. Sans enfant, le couple se sépara à l’été 1930. William Mac. Donald Gower

Après son divorce, Huguette Marcelle et sa mère emménagèrent au 12 e étage du Après son divorce, Huguette Marcelle et sa mère emménagèrent au 12 e étage du 907, 5 e Avenue. Quelques années plus tard, Huguette Marcelle acheta tout le 8 e étage de l’édifice. Cet appartement, dont elle était toujours propriétaire au moment de son décès, demeure le plus grand sur la 5 e Avenue : 42 pièces réparties sur tout le 8 e étage + la moitié du 12 e et totalisant 15 000 pieds carrés. Le tout est aujourd’hui évalué à 100 millions $. Ceux qui vivent dans cet immeuble et le personnel chargé de l’entretien de l’appartement d’Huguette Marcelle Clark ont dit qu’ils ne l’avaient vue en ce lieu que très rarement au cours des trente dernières années.

Le 907, 5 e Avenue, à New York. Le 907, 5 e Avenue, à New York.

Cette photographie de la richissime Huguette Marcelle Clark fut prise le 11 août 1930, Cette photographie de la richissime Huguette Marcelle Clark fut prise le 11 août 1930, le jour de son divorce à Reno (Nevada). Cette photo, qui date de 80 ans, est la toute dernière image connue d’elle. Par la suite, plus jamais ne l’a-t-on vue sur une photographie. Tout comme on l’a très peu vue en public. Et après la mort de sa mère, en 1963, elle s’est complètement engouffrée dans une vie de réclusion et de mystère.

 «Après la mort de sa mère, elle passera les vingt-cinq années suivantes complètement «Après la mort de sa mère, elle passera les vingt-cinq années suivantes complètement seule, diton, avec sa collection de poupées, dont les vêtements sont régulièrement lavés et repassés par une gouvernante. Au lieu de vivre dans l’opulence, elle se nourrissait de craquelins et de sardines, et passait ses journées à regarder la télévision. » (Stéphane Champagne)

 «Avec les années, elle a développé une méfiance vis-à-vis les étrangers, y compris «Avec les années, elle a développé une méfiance vis-à-vis les étrangers, y compris les membres de sa famille. Elle croyait qu’ils voulaient son argent. Elle préférait même converser en français, ce qui empêchait les autres de comprendre la discussion [. . . ] Son groupe d’amis était très restreint. Son amie les plus intime et ancienne employée était Suzanne Pierre, qui est décédée de la maladie d’Alzheimer en février 2011. » (Wikipédia)

 «Ses plus proches amies ont toujours été ses poupées. » (Suzanne Pierre) «Ses plus proches amies ont toujours été ses poupées. » (Suzanne Pierre)

Outre son somptueux appartement de New York, Huguette Marcelle Clark possédait une résidence à Outre son somptueux appartement de New York, Huguette Marcelle Clark possédait une résidence à Santa Barbara (Californie) – le Bellosguardo. Cette résidence de 21 000 pieds carrés est située sur une terrain de 23 acres en bordure du Pacifique. Le tout est évalué à 100 millions $. Bien que méticuleusement entretenu par du personnel, elle n’était pas venue dans ce domaine depuis 1958 et le gardien des lieux a dit ne l’avoir jamais vue. Bellosguardo en 1940.

Outre son somptueux appartement de New York, Huguette Marcelle Clark possédait une résidence à Outre son somptueux appartement de New York, Huguette Marcelle Clark possédait une résidence à Santa Barbara (Californie) – le Bellosguardo. Cette résidence de 21 000 pieds carrés est située sur une terrain de 23 acres en bordure du Pacifique. Le tout est évalué à 100 millions $. Bien que méticuleusement entretenu par du personnel, elle n’était pas venue dans ce domaine depuis 1958 et le gardien des lieux a dit ne l’avoir jamais vue. Bellosguardo aujourd’hui.

Huguette Marcelle Clark possédait aussi un domaine dans le Connecticut, appelé «Le beau château» Huguette Marcelle Clark possédait aussi un domaine dans le Connecticut, appelé «Le beau château» . Acquis en 1952, elle n’y avait jamais dormi. La résidence de 12 000 pieds carrés est située sur un terrain de 52 acres. Sa valeur est de 24 millions $.

Les médias ont rapporté qu’elle avait quitté son immense appartement new yorkais en 1988 Les médias ont rapporté qu’elle avait quitté son immense appartement new yorkais en 1988 et qu’elle vivait depuis dans des hôpitaux de New York. Elle aurait sciemment choisi ce mode de vie malgré le fait qu’elle jouissait d’une bonne santé à l’époque, qu’elle possédait trois luxueuses propriétés valant plus de 200 millions $ et qu’elle disposait d’une fortune colossale lui permettant d’avoir à ses côtés tout le personnel désiré pour s’occuper d’elle. Pour ne pas être reconnue dans les hôpitaux où elle résidait, elle se servait de fausses identités. Au moment de sa mort, par exemple, elle utilisait le pseudonyme de Harriet Chase. Elle était bien sûr soignée par un médecin attitré et des infirmières privées, et l’accès à sa chambre était constamment gardé. Dernière survivante et seule héritière de la dynastie des Clark, sa fortune était estimée à environ 400 millions $ au moment de son décès.

Cette mystérieuse femme, que certains ont surnommé «la milliardaire sans visage» , a cultivé Cette mystérieuse femme, que certains ont surnommé «la milliardaire sans visage» , a cultivé le secret jusque dans la mort. En effet, bien que catholique, elle avait fait savoir à son avocat (Wallace Bock) qu’elle ne voulait ni service funèbre ni messe. Elle a donc été inhumée au petit matin du 26 mai 2011 dans le mausolée familial situé au cimetière Woodlawn, dans le Bronx. L’inhumation s’est déroulée avant que les portes du cimetière ne soient ouvertes au public et sans la présence de personne. Par ailleurs, la gestion douteuse de son imposant patrimoine par son avocat et son comptable fait l’objet depuis quelques mois d’une enquête criminelle. Or, ces deux personnes figurent parmi ses héritiers, ce qui soulève de graves questions éthiques.

Le testament d’Huguette Marcelle Clark a été déposé en cour le 22 juin 2011. Le testament d’Huguette Marcelle Clark a été déposé en cour le 22 juin 2011. Rédigé en 2005, alors qu’elle était âgée de 98 ans, on y lit qu’elle ne veut rien laisser aux 21 descendants du premier mariage de son père parce qu’elle a eu peu de contact avec eux au cours des années. Parmi ses legs : • Environ 300 millions $ (75% de sa fortune) sont dévolus à des organismes de charité • 30 millions $, plus sa collection de poupées françaises et japonaises, sont légués à son infirmière privée Hadassah Peri, qui prenait soin d’elle depuis 1991 • 12 millions $ sont légués à sa filleule Wanda Styka (la fille du peintre polonais Tade Styka qui était patronné par les Clark) • 8 millions $ sont légués à la Fondation Bellosguardo; cette résidence californienne où elle n’avait pas mis les pieds depuis 1958 accueillera toutes les œuvres d’art de son appartement de New York, notamment des toiles de Renoir, Sargent et Chase • 1 million $ est légué au Beth Israel Medical Center de New York • 500 000 $ sont légués à Christopher Sattler, qu’elle décrit comme son assistant et ami • 500 000 $ sont légués à son avocat Wallace Bock • 500 000 $ sont légués à son comptable Irving H. Kamsler • 100 000 $ sont légués à son médecin le docteur Henry Singman • The Corcoran Gallery of Art de Washington recevra un tableau de Monet datant de 1907 qu’elle avait acquis en 1930 et qui n’a pas été vu en public depuis; le tableau est évalué à 25 millions $ • Les personnes qui géraient et entretenaient ses propriétés recevront l’équivalent d’une ou deux années de salaire

La dernière page du testament d’Huguette Marcelle Clark, où l’on peut voir sa signature. La dernière page du testament d’Huguette Marcelle Clark, où l’on peut voir sa signature.

Documentation Stéphane Champagne, «Huguette Clark : riche, recluse et mystérieuse» , La Presse , Documentation Stéphane Champagne, «Huguette Clark : riche, recluse et mystérieuse» , La Presse , 28 mai 2011. Cyberpresse , «La milliardaire sans visage» . Wikipédia , «Huguette M. Clark» . Bill Dedman, «Huguette Clark, the reclusive copper heiress, dies at 104» , Msnbc. com Le testament d’Huguette Marcelle Clark est disponible sur le site http: //www. msnbc. msn. com/id/43287522/ns/business-local_business/ Photographies Internet Musique Sidney Bechet, «Petite fleur» CD Golden Melodies Conception R. Day Octobre 2011

On peut voir un certain nombre de mes diaporamas sur : http: //www. imagileonation. On peut voir un certain nombre de mes diaporamas sur : http: //www. imagileonation. com/